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16 au 31 novembre 2003
Dimanche, 16 novembre
Lever à 5:30h. un bon déjeuner redonne l’énergie pour la journée. La brume retarde légèrement le départ et à 7:20h les ancres sont levées. C’est une journée resplendissante, le soleil nous réchauffe très vite. Le paysage demeure dénudé encore mais il y a tout de même un certain charme à admirer.
10:30h. Nous faisons notre entrée en Floride en passant devant la petite ville de Fernandina Beach. Heureusement que nous n’avons pas dormi ici car des usines situées près de l’eau dégagent des odeurs désagréables. Nous continuons notre route jusqu’à Fort George River et nous ancrons à un endroit tranquille face à une plantation. Nos livres nous donnaient comme explications que nous pouvions aller se promener sur la plage à la mer. En dinghy, nous prenons les passagers de Soliton et d’Image et nous partons, en grands explorateurs, à la recherche de cette plage. Peine perdue, à par les eaux fonds qu’on a réussi à trouver même en dinghy, nous ne rejoindrons jamais la mer, c’est beaucoup trop loin et nous craignons que la marée basse nous prenne en otages. 4 :30h. Charade nous attend tous pour l’apéro. C’est un moment agréable passé entre amis que nous apprécions beaucoup à la fin de nos journées.
Lundi, 17 novembre
Matin calme auquel nous sommes habitués depuis quelques temps, le chant des oiseaux à l’aurore est intrigant et le lever de soleil de ce matin est magnifique.
C’est un départ vers Ste-Augustine où nous arrêterons pour quelques jours. Il fait chaud; nous sommes gâtés par ce temps et nous en profitons. Repérage de quelques ponts à faire ouvrir, les points GPS en place, les instruments allumés, l’ordinateur en éveil, les cartes et les jumelles dans le cockpit, les quatre voiliers québécois se mettent en branle. C’est la routine du départ. Les berges sont de plus en plus aux couleurs du sable. À l’arrivée à Ste-Augustine, nous abordons la mer dans l’inlet; nous sentons la houle. Nous venons de passer le « Bridge of Lions » très imposant avec ses quatre tours de style espagnol. La côte que nous suivons nous offre un tableau de choix avec une série de maisons très élégantes dont les murs arborent des couleurs pastels : jaune, rose, turquoise, bleu, lime, gris. C’est un plaisir pour les yeux; nous nous sentons arrivés en Floride.
L’ancrage bien fait, on peut se reposer et je vais essayer d’envoyer mon journal de bord.
Mardi, 18 novembre
Ste-Augustine, la récompense ! Quelle jolie ville ! C’est un havre de paix. Nous avons décidé de jouer au touriste toute la journée. Avec Soliton, nous descendons à terre, dans le même dinghy que nous laissons au quai dans un emplacement réservé à cet effet. Nous nous présentons à un kiosque afin d’acheter des billets pour un Sightseeing Train qui nous mène à tous les sites d’attractions où nous pouvons descendre et reprendre un autre train en tout temps. Notre billet est valide pour trois jours.
Ste-Augustine est une ville qui a subit diverses influences, tantôt française, tantôt espagnole, tantôt anglaise, redevenue espagnole puis finalement américaine. L’architecture en est un bon exemple; les maisons victoriennes voisinent celles de style espagnol. La végétation a pris des allures du sud; les palmiers sont omniprésents aux côtés des hibiscus et des crotons. Équipés de nos cartes touristiques. Nous prenons le premier train qui se présente. Nous pourrons admirer, tour à tour, le pont Lions, le fort Castillo de San Marcos, la fontaine de Jouvence, le plus vieux chêne de la Floride, une rue dont les arbres forment une arche complète, un quartier colonial espagnol où nous passerons le reste de la journée. Ce sont de petites rues avec de jolies boutiques de vêtements, de bijoux, de cuisine, de souvenirs, d’articles de Noël et encore, des restaurants, des terrasses, des galeries d’art et des exibits.
Enfin pouvoir se promener sans hâte, déguster une crème glacée et fouiner dans les boutiques à la découverte de quelques trésors. Quelle détente ! La ville a commencé à revêtir ses joyaux de Noël; à partir de samedi, tout s’illuminera et les petits trains se promèneront même le soir. À trois heures nous retrouvons les amis à la vinerie où nous aurons droit à un vidéo, une courte visite guidée et à une dégustation de plusieurs vins. On termine la journée par un souper dans un restaurant espagnol bien coté. Nous revenons au quai et nous repartons de la marina avec Suzanne et Gérard qui viennent nous reconduire à notre bateau. Il est 6 :30h. il fait noir. Le vent s’est levé, je mets mon coupe-vent et je m’installe avec Suzanne en avant du dinghy. Durant les dix minutes du parcours, nous avons reçu assez d’embruns pour nous saler le bec. Mais après cette journée, ce tour de manège n’altère en rien notre bonne humeur.
Mercredi, 19 novembre
C’est une journée relaxe. Le ciel est nuageux et il vente depuis cette nuit. Nous prenons notre temps et après le petit déjeuner et un peu de rangement, je décide que c’est la journée idéale pour retoucher la couleur de mes cheveux. C’est la première fois à bord et avec l’aide de Robert, le tour est joué et je dois dire que mon capitaine s’en sort très bien.
Nous passons l’avant-midi complète sur le bateau d’autant plus qu’une pluie torrentielle tombe sur nous.. Nos bateaux se dandinent sur leur ancre heureux de cette douche qui leur permet de faire peau neuve en se déparant de leur sel. En après-midi, alors que le soleil réapparaît, je reprends le train avec Louise pour aller faire un tour en ville. Les capitaines ont découvert un magasin d’articles de bateaux où ils se rendent à bicyclette. Ils feront des achats à bon prix.
À quatre heures nous sommes tous invités à un apéro sur Alégria. Ce sont des gens de Laval qui ont construit eux-mêmes leur bateau. Pendant six ans ils y ont mis corps et âme en plus de leur temps et de leur argent. C’est un magnifique cotre Chatman de 50 pieds. L’intérieur est spacieux; ils ont utilisé plusieurs essences de bois, personnalisé chaque cabine dans sa décoration. Chaque détail a été pensé , chaque espace a été utilisé sciemment, avec un goût raffiné. C’est vraiment un bateau luxueux. Marianne est radio-amateur; nous pourrons rester en communication durant le voyage.
De retour à 7 heures au bateau, un petit souper et dodo.
Jeudi, 20 novembre
Lever à 5 :30h. Départ à 7 :00h. La routine d’un nouveau départ vers Daytona Beach. Il fait un soleil resplendissant mais pas chaud 52 degrés F. avec un vent du NORRRRRRD. Nous sommes reposés, Robert est déjà à son poste pour lever l’ancre à l’aide de son guindeau électrique lorsque je remarque qu’il y a un cordage du dinghy qui pend à l’arrière du bateau; je le tire pour le remettre en place et j’accroche sans le vouloir le porte-drapeau canadien qui plonge à la flotte entraînant le drapeau bien sûr. Le courant éloigne rapidement le tout et on doit descendre le dinghy de son bossoir rapidement pour récupérer notre drapeau. Mon capitaine en rit… après coup ! Nous avons 50 milles nautiques à faire, Soliton prend la tête et Aquarel et Image suivent. À peine une heure après le départ, Image n’avance plus; on le contacte et Guy nous annonce qu’il a un problème de transmission. Il ne peut ni avancer, ni reculer, il a un problème de transmission. Il jette son ancre en vitesse; heureusement la profondeur était correcte. Immédiatement nous faisons demi-tour; il n’est pas question de les laisser seuls avec ce problème. Ils sont en sécurité et ils ont appelé Boat US pour un remorquage à une marina. Nous tournons autour d’eux en attendant l’arrivée de la remorqueuse marine et nous retournons finalement ancrer à Ste-Augustine. Et bien des imprévus, en voilà ! Ils apprendront plus tard que la réparation les retiendra une semaine environ dans les parages. Nous avons donc décidé de rester quelques jours de plus à Ste-Augustine, ce qui nous permettra de jouir du spectacle de la ville illuminée des toutes ses lumières de Noël à compter de samedi prochain.
Vendredi, 21 novembre
Journée de repos à Ste-Augustine. Petit déjeuner spécial car depuis ce matin nous avons des oranges et des pamplemousses de la Floride sur le bateau; alors le petit jus d’orange est fait d’oranges fraîches n’est-ce pas merveilleux ! Puis il faut mettre à jour les comptes. Hé ! Oui nous en avons nous aussi. Un peu de lecture et pendant que Robert fait la mise au point du moteur, je me permets une petite sieste de deux heures. Petit tour de dinghy, nous allons à la marina pour envoyer mon journal de bord à mon webmestre , les douches et retour au bateau. Mon capitaine décide d’aller visiter non pas un mais deux magasins d’accastillage de bateau, Marine Oil and Supplies et Marine Exchange, pour le bénéfice des capitaines qui passeraient par ici. Cela vaut la peine car il trouve des articles pas chers, pas chers. Soliton nous rejoint pour l’apéro ainsi qu’Éric, capitaine d’Antidote. C’est ainsi que nous aurons le plaisir d’entendre Éric nous parler de sa pêche aux crevettes à laquelle il a été initié par un pêcheur de Beaufort SC. Il nous offre même de nous montrer, demain matin, comment lancer le filet sans toutefois nous promettre la manne.
Samedi, 22 novembre
8 :30h C’est le rendez pour la pêche à la crevettes. Eric, capitaine du bateau Antidote vient nous expliquer comment attirer les crevettes et comment lancer le filet de façon à ce qu’il retombe en faisant un grand cercle. Soliton nous accompagne et nos trois dinghys sont à l’ancre dans quatre pieds d’eau. Il est trop tard pour faire une vraie pêche car les meilleures heures sont celles du lever et du coucher du soleil. Mais il faut commencer par apprendre la technique du lancer. Nous avons attrapé une petite crevette que nous ferons cuire pour y goûter.
En après-midi, nous avons fait la visite du collège Flagler qui est un ancien hôtel de style espagnol avec des richesses à l'intérieur de toutes beautés. Des plafonds en forme de dôme, peints à la main comme dans les cathédrales, des colonnes sculptées, des planchers de petites céramiques, une salle à manger ( cafétéria des étudiants ) avec petites tables pour quatre dont les dossiers des chaises sont sculptés, 1/3 sont d'origine, des plafonds très hauts dont la base est soulignée par des têtes de lions sculptés d'où sort une petite lumière.
Certains appartements visités par le public ne sont pas accessibles aux étudiants car ils les gardent sous forme de musée tel que la Powder Room de style renaissance française avec meubles et accessoires qui était réservée aux dames: trois immenses salons consécutifs avec des plafonds peints dans un doux aqua où on peut voir des petits anges qui déroulent des rubans. C'est époustouflant la beauté de ces plafonds. Il y avait des miroirs, des causeuses, de petites tables, des tableaux innombrables. Cela ressemblait à un salon de thé pour dames où on pourrait écouter un quatuor qui jouerait de la musique de chambre.
Puis nous sommes allés marcher dans les petites rues à la découverte d'une terrasse pour s'abreuver. Et nous avons trouvé un endroit pour partager une pizza et un pichet de Sangria. Voici l’équipage du bateau Image Louise et Guy et celui de Soliton, Suzanne et Gérard.
Photo numéro
41
Il y avait beaucoup de monde en ville. Nous avons eu droit, en pleine rue, à un spectacle de jeunes de 3 à 16 ans venant d'une école de danse ( jolis costumes ). Il y avait rassemblement près d'un parc ; c'était très agréable. Puis dans un gazébo, une heure de musique avec des musiciens qui nous jouaient des airs de Noël en attendant 6:30 h. , heure où toute la ville s'est illuminée de ses lumières de Noël. C'était spécial car les notables de la ville étaient là et il y a eu un décompte 10-9-8-7-... puis un gigantesque arbre de Noël s'est allumé tout en rouge avec des boucles rouges plein l'arbre et d’énormes cadeaux ornaient le dessous. Quelques minutes plus tard, tout le reste des lumières blanches se sont allumées dans les arbres, en bordure du pont, tout le long du quai. Il y en avait partout. C'était vraiment joli !
Un petit souper dans un resto cubain, avec musique cubaine, a terminé agréablement cette journée.
Dimanche, 23 au 26 novembre
Journées de repos à Ste-Augustine. Nous en profitons pour faire de petites installations sur le bateau; il ne faut pas perdre la main.
Nous retournons faire la pêche aux crevettes tous les matins. La technique de Robert s’améliore; nous avons pris une grosse crevette.
Demain matin, nous utiliserons des appâts. Le filet utilisé pour cette pêche est vraiment ingénieux. C’est un filet de 6 pieds de rayon, le contour est bordé par des poids, que tu lances de façon à ce qu’il forme un champignon qui se dépose au fond de l’eau. Après on tire sur les fils du centre qui sont rassemblés et cela renferme les prises. Ce même filet pourra servir à la pêche de certains poissons dans les Bahamas.
Image a eu des nouvelles pour leur transmission dont la réparation est plus longue que prévue. Après en avoir discuté tous ensemble, nous partirons demain avec Soliton vers Daytona et Titusville et ils nous rejoindront à West Palm Beach.
Jeudi, 27 novembre
Il faut reprendre la routine des départs, c’est à dire se lever à 5 :30h. et lever l’ancre à 7 heures. On va se coucher tôt ce soir…Un dauphin vient saluer notre départ. Notre prochaine destination : Daytona Beach. À la même heures une dizaine voiliers s’enlignent sur les marqueurs. Ce sont des voyageurs vers le sud. Il est facile de les reconnaître car leur pont subit l’assaut des bagages. Hé! Oui, alors qu’à nos ports d’attache, on s’efforçait de garder le pont libre de tout surplus, les voyageurs doivent tous y compris moi-même, accepter de ranger sur le pont des bidons bleus pour une réserve d’eau, des bidons jaunes pour une réserve de diésel et souvent des bidons rouges pour une réserve d’essence. Certains voyageurs ont aussi des bicyclettes dans des poches pour les protéger de l’eau salée, des voiles, des planches à voiles, de petits kayacs de mer et les défenses qui finalement prennent trop de place dans nos coffres arrière et élisent domicile sur le pont.
Sur le parcours aujourd’hui, alternent des passages encore sauvages et ceux plus habités. En passant dans le canal de l’intracoastal, cela nous permet de reluquer dans la cour de nos voisins américains. Les maisons, que dis-je, les immenses propriétés que l’on voit aujourd’hui, possèdent ce qu’on appelle chez nous une verrière, mais pour eux, ce sont des moustiquaires et non des vitres, avec la différence que cette véranda monte jusqu’au toit, recouvre la façade complète de la maison et s’étire sur une grande partie du terrain englobant le patio et la piscine s’il y a lieu. Nous en concluons que c’est une protection contre les moustiques et les lézards.
Nous avons parcouru 60 milles nautiques. Notre ancrage dans Rockhouse Creek est excellent; il se situe à 12 milles au sud de Daytona Beach.
Vendredi, 28 novembre
Par un doux matin calme, est-ce assez tranquille pour vous les amis, dans une eau sans frisson, à l’aube d’un soleil levant, l’Aquarel glisse vers le sud. Les pélicans planent à la recherche de leur déjeuner. Les pêcheurs dans leur embarcation semblent dormir en profitant du congé de la Thanksgiving des Etats-Unis. Un peu plus loin, pour notre plus grand plaisir, des dauphins jouent avec les poissons et se mettent à suivre notre voilier pendant un bon moment. Parfois, ils font surface si près que je pourrais les toucher. Mais jamais ils ne font la pose l’instant d’une photo. Cela demeure des images qui prennent le chemin des souvenirs. Toutefois après quarante-cinq photos en quinze minutes, je vous envoie la plus jolie.
Nous rencontrons de nombreux bateaux de plaisance car c’est jour de congé. Il fait chaud, les gens profitent du bienfait d’être sur l’eau. En début d’après-midi, nous arrivons à la marina de Titusville. L’approche est intéressante; on quitte l’intracoastal dans un virage à 90 degrés pour se présenter entre les bouées d’approche de la marina. À la dernière bouée, une langue de terre nous découvre un parc gazonné avec palmiers, statue, lampadaires, tables de pique-nique et petits arbustes. Juste à l’arrière une grande marina. C’est notre première marina depuis le départ. Nous y serons pour trois jours. Enfin le luxe de pouvoir utiliser toutes les lumières en même temps, d’écouter un film, de brancher l’ordinateur sans réserve, d’être approvisionner en eau au fur et à mesure de l’utilisation, d’avoir les douches au bout du quai à volonté. Tout ce qui est facile comme à la maison quoi !! Ici c’est un cadeau !!
Nous avons fait la rencontre d’un couple de Français qui voyage depuis quatre ans sur leur voilier Contretemps. Amandine et Gérard ont visité le Québec en voiture durant deux mois l’été dernier après avoir mis le bateau en cale sèche. Maintenant ils sont en route vers les îles eux aussi.
Samedi, 29 novembre
Beaucoup de vent cette nuit et même si nous sommes à la marina, les vagues entrent et font valser le voilier sur ses amarres. Ce front froid durera jusqu’à ce soir et du même coup nous fait ressortir nos polars et nos coupe-vent. Soliton est demeuré à l’ancrage devant la marina et ils ont moins bien dormi car dans ces coups de vent, on se réveille souvent pour vérifier si l’ancre tient bien et si l’ancre des autres tient bien aussi.
Ce matin, Terangue appelle Aquarel. Je suis surprise car je ne connais pas ce bateau. Diane semble très heureuse de parler en français et me tient conversation assez longtemps; finalement elle nous invite à les rencontrer sur leur bateau, elle et son mari Paolo Noël. Quelle surprise ! Leur bateau est sur un ber et ils viennent d’arriver du Québec en motorisé. Ils ont des réparations à faire avant de remettre Terangue à l’eau pour descendre ensuite dans le sud.
Nous allons chercher de la bière, du vin et de la bouffe avec eux. Nous devons commencer à penser aux provisions pour les Bahamas. De retour à la marina, nous les retrouverons pour l’apéro sur Aquarel avec Soliton.
En agréable compagnie, l’apéro s’est prolongé jusqu’à 9 :30h. La conversation animée n’était entrecoupée que par des chansons que Paolo chantait en jouant de la guitare. Petit concert intimiste fort apprécié dans le carré du bateau.
Dimanche, 30 novembre et lundi, 1er décembre
Nous avons loué une voiture pour trois jours afin de nous rendre sur le site de Disney World. De Titusville, il faut calculé 75 minutes de route pour s’y rendre. Nous achetons une passe de trois jours qui nous permet de visiter Magic Kingdom, Epcot et les studios de MGM. Le dimanche à notre arrivée, on nous explique que le site de Magic Kingdom ferme à six heures à cause d’un événement spécial du Noël de Mickey mais si on désire y assister, ils vendent des billets. Sinon on nous conseille d’aller passer la journée à Epcot et de revenir demain puisque nous avons accès aux deux sites. Comme nous ne voulions pas passer toute une journée à Magic Kingdom, on s’est dit que le lendemain après quelques heures, nous pourrions aller souper à Epcot. Errrrrrreur ! Nous l’apprendrons le lendemain, nous ne pouvons changer de site dans la même journée, c’est une entrée par jour. Fort heureusement ils nous ont émis un autre billet d’un jour pour régler le tout.
De ce pas nous prenons le minirail pour se rendre à Epcot. Les sites ont mis leur parure de Noël. Absolument fabuleux !
La musique de Noël s'entend partout. Ils ont de gigantesques arbres de Noël et à Epcot, ils ont monté une série d'arches immenses; ces arches ont l'air d'être faites en dentelle car il y a des motifs ajourés dans la construction. Tous les dessins de l'arche sont mis en relief par des lumières de différentes couleurs et le soir, c'est comme un spectacle de sons et lumières; sur un thème musical, les lumières battent la mesure soit par leur couleur ou par leur position. Et ça dure... Les gens passent sous ces arches pour se rendre dans la partie des pavillons de tous les pays. C’est un moment magique.
On a vu évidemment le feu d'artifices, les pavillons d’Epcot, la parade et on a soupé deux fois sur place, au pavillon du Maroc et au pavillon du Mexique. L'ambiance est toujours aussi fantastique.
De retour au bateau, il ne reste qu’à se mettre au lit, épuisés mais émerveillés.
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