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1 au 31 janvier 2004 Jeudi, 1er janvier 2004
C’EST LA NOUVELLE ANNÉE ! C’est un réveil magique. Ce n’était donc pas un rêve, nous sommes bel et bien dans le Sud. Wow! Quelle belle façon de commencer l’année. Nous sommes en pleine forme. On organise la journée car ce soir il y a une fête, la Junkanoo, en ville et nous voulons y assister.
C'est très agréable, tous les gens qui passent sur le quai nous souhaitent la Bonne Année; même un employé de la marina très gentil d'ailleurs distribue un tout petit journal à chaque bateau en nous souhaitant la Bonne Année aussi. C'est donc un matin calme sans bruit. Chacun vaque à ses occupations tranquillement. Et même si c'est le jour de l'An, je décide d'aller commencer une lessive qui est à peine à deux cents pieds du bateau, juste au bout de notre quai; je peux partir les lessiveuses et revenir au bateau et retourner une demi-heure après mettre le tout dans les sécheuses. Je pars donc avec mon sac et en revenant je dépose mes savons sur mon bateau, et là au moment où j'essaie de descendre sur mon bateau, je tombe à l'eau toute habillée ( trop long expliquer comment ). Robert n'est pas sur le bateau mais je sais que Guy est dans le sien juste à côté. Remontée à la surface ( heureusement l'eau était très chaude ), j'ai pris un bon bouillon avec la surprise, je crie Guy et il sort aussitôt de son bateau; ce n'est pas qu'il a entendu mon cri mais plutôt un plouf de quelqu'un qui tombe à l'eau. Aussitôt il me donne la main et descend son pied pour me permettre de m'accrocher. Mais je ne peux pas sortir de l'eau ainsi et nos marches de bateaux sont toutes non utilisables car les dinghys sont relevés à l'arrière bloquant l'accès. Je ne suis pas du tout en danger mais je lui demande de trouver une façon de me sortir de là tout en essayant de reprendre mon souffle.
En quelques instants plusieurs capitaines sont sur le quai et Guy leur demande de descendre le dinghy de mon bateau pour permettre de descendre l'échelle. Très rapidement, ces gars ont de l'expérience et le tour est joué . Pendant ce temps Guy s'informe si je suis blessée, je lui donne mes lunettes avec Clip On que j'ai toujours sur le nez, je lui donne mes souliers un à un ( je suis toujours accroché à lui et voilà que Robert arrive. Il ne comprend pas pourquoi je suis à l'eau mais il ne pose pas de question, il m'aide à remonter à bord. Je suis toute trempée d'eau salée. Je me suis éraflée l'avant-bras droit et la jambe sur le quai de ciment; je me soigne avec une crème antibiotique. Je pars prendre ma douche avec mes vêtements mouillés tant qu'à y être. Je reviens toute pimpante, les cheveux lavés, séchés et habillée de vêtements secs. On me reparlera toute la journée de cet évènement. Nous en avons bien ri après; belle façon de fêter un Jour de l'An. Mais je pourrai dire que j'ai été la première à me baigner dans les eaux des Bahamas. Fin de cet épisode.
Dîner dans le cockpit du bateau, l'exercice ouvre l'appétit. Deux heures de promenade , de chaises longues autour de la piscine et baignade dans la piscine plus froide que la mer.
À quatre heures, départ en mini-bus pour le centre ville, nous allons au Junkanoo.
Junkanoo est un défilé qui se veut rappeler le temps des esclaves qui la nuit faisaient des fêtes après que les maîtres étaient couchés avec tout ce qu'ils trouvaient pour se déguiser et faire du bruit. Les temps ont bien changé et aujourd'hui nous avons eu droit à un défilé qui a duré trois heures (18 h à 21 h.) et qui repassait une deuxième fois donc six heures en tout. Nous avions acheté des billets pour être assis dans des estrades heureusement. L'atmosphère était à la fête. Il y avait des kiosques avec toit partout où on vendait de la bouffe faite maison présentée de façon très propre et hygiénique. Des gâteaux maison recouverts de saran, du riz et des salades dans de grands plats couverts. Ils étaient organisés pour servir de la bouffe chaude; ils avaient des BBQ, des micro-ondes. Chaque kiosque était comme une petite entreprise familiale. On pouvait y voir s'afférer la maman avec son tablier propre, le papa, les grands enfants.
Le défilé, c'est un concours de costumes par groupes jugés par plusieurs juges. Les participants usent de toute leur imagination et c'est fabuleux. Des armatures montés de cartons, portés par des hommes ou des femmes ou des enfants selon la grosseur, peints de toutes les couleurs décorés de paillettes, de perles, de plumes, de marabout. De gros projecteurs sur les édifices mettent en valeur ces couleurs magnifiques , cela brillait de partout. Ils portent des costumes et des chapeaux également très brillants et colorés représentant différents thèmes comme la mer, les animaux, les plantes, les oiseaux... C'était fabuleux et extraordinaire. Des musiciens costumés également se retrouvent dans le défilé. Nous avons filmé 40 minutes. Je ne peux décrire seulement avec des mots , j'aurai des photos sur le site.
Retour au bateau après une journée bien colorée.
Vendredi, 2 janvier Il y a tous les jours beaucoup de temps consacré aux communications avec la radio du capitaine, les courriels et le journal de bord. Le deuxième mangeur de temps est la navigation par la consultation des cartes, de la météo, des Cruising Guides; ajoutez à cela les informations partagées entre capitaines et voilà une grande partie de la journée envolée.
Aujourd’hui journée de repos.
En après-midi, nous prenons un taxi d’eau gratuit qui nous emmène au Straw Market, genre de marché ouvert avec des dizaines de kiosques qui vendent des T-Shirts, des chemises, des paréos, des chapeaux de paille et des colliers de coquillages. De jolies boutiques s’ajoutent à ce décor en plus des restaurants et des terrasses. Des Bahamiennes sont installées à l’extérieur et offrent de tresser nos cheveux avec des perles, une autre fois pour ma part. Une place centrale où des musiciens peuvent se donner en spectacle est décorée avec un immense sapin sur un lit d’ouate de 40 pieds de diamètre, une crèche et plein de bonshommes hiver illuminés par l’intérieur.
Quel contraste! De retour au bateau, le souper et la préparation d’un départ imminent départ pour Great Stirrup demain matin à quatre heures. Nous serons quatre bateaux.
Samedi, 3 janvier
3 :30h Le réveil sonne. On saute du lit à contre-cœur. Vite on part le café, on s’habille. C’est le départ à 4 :00h. Robert sort sur le quai et le capitaine d’Ariella vient nous dire qu’il ne part plus, que sa femme est souffrante. Un caucus des trois autres capitaines, après analyse des vents de la nuit, se finalise par le verdict que tout le monde retourne au lit. Pas fâchée de rester un peu plus longtemps dans cette magnifique marina. C’est comme ça, parfois les décisions sont renversées rapidement. Une petite anecdote vécue ici : un chauffeur d’autobus avec des passagers peut très bien s’arrêter pour souffler ses pneus, il n’est pas à cheval sur un horaire. Il peut faire un détour pour te reconduire où tu veux. Il peut s’arrêter en chemin si des gens lui font signe et tout ça pour un dollar par passage. Bon profitons de cette journée sous ce soleil à 81 degrés et ce soir souper dans un restaurant italien.
Dimanche, 4 janvier et lundi 5. Petit réveil paresseux, rien ne presse. Comme à tous les matins, on reçoit la météo et on écoute la radio du capitaine. Puis petit déjeuner et mise à jour des courriels. On révise le départ de lundi matin; plus la journée avance, plus l’heure du départ devance. Puis nos capitaines nous proposent un changement de plan, ce serait un départ à 13:30h directement sur Nassau. Cela représente une autre nuit en mer car la navigation durerait entre 20 et 24 heures. C’est une étape assez longue mais après, la navigation d’île en île sera plus facile et plus courte. Malheureusement nous aurons le vent de face donc encore du moteur en perspective. Mais nous l’avons fait déjà et nous sommes bien reposés. C’est donc un départ pour Images et Aquarel ce jour même. Nous prenons l’inlet d’entrée avec beaucoup de précautions car nous sommes à marée basse et Images a un tirant d’eau plus grand que le nôtre; nous passons donc les premiers et nous leur annonçons la profondeur à mesure de notre progression jusqu’à la bouée de Bell Channel. . Il s’y engage à leur tour et passe bien en nous rejoignant.
On suit notre cap jalonné de points GPS et nous nous retrouvons à la brunante, seuls au monde. Ces deux petits voiliers prennent hardiment les vagues et tout autour, à 360 degrés, aucune terre. Quelle immensité ! Heureusement madame la lune nous comble de ses mille feux scintillants toute la nuit. Des vents plus forts que prévus se sont installés du sud-est avec une houle de l’Est, ce qui veut dire que les voiles sont inutiles dans notre cap. Nous avons brassé beaucoup mais il n'y avait pas de danger. C'était une question de patience et pas pour les cœurs sensibles au mal de mer.
Durant la soirée, nous avons eu des frissons car des paquebots se présentaient de toutes parts. Nos deux tout petits, petits, petits bateaux se sentaient en minorité. Il fallait ne pas se retrouver sur leur route et pouvoir identifier leur cap et s'assurer qu'ils nous voyaient. Robert et Guy les ont appelés au VHF; Nous avons allumé plus de lumières et nous avons eu des réponses comme quoi ils nous voyaient et que leur cap était de ... À nous de jouer, de tourner en rond pour ne pas trop s’approcher car eux ils sont plus rapides et plus ils avancent vers notre position plus ils sont énormes et tout leur éclairage nous en donnait un aperçu sans conteste. On se sentait seul à un moment donné mais là, c'était plutôt la foule. Pas plus drôle !!! Puis nous avons passé les Berry Islands vers 23 heures. Impossible de s’y arrêter. Il fait nuit, nous n’en voyons que les feux de phares ici et là.
J'ai dormi une bonne partie de la nuit en deux temps et Robert a tenu la barre au petit matin car notre cap et les vents ne permettaient plus de laisser Marco ( pilote automatique ) en poste; cela le forçait trop.
Le soleil s'est levé et à neuf heures nous avons commencé à voir terre. C'était Nassau. Enfin nous arrivons; nous avons déjà des contacts avec Varuna qui est à l'ancrage et nous savons que Soliton est là. Ils nous attendent, je crois que ce sera la fête. Le bateau est dans un tel état: tous mes chandails ont dégringolé pendant la nuit, l'oreiller et la couverture sont dans le carré, il y a de la vaisselle sale dans le lavabo car à 5 heures hier soir, j'ai fait réchauffer du spaghetti. Comme il est difficile de descendre dans le bateau avec des vagues comme ça, on ne range rien. Les cartes sont sur la table, quelques petites choses dans la salle de bain sont tombés. À part cela tout va bien. Nous avons besoin d'une douche, de se reposer et de faire du ménage. À partir de maintenant je crois que nos navigations seront plus paisibles et plus courtes. Et l'expérience entre…de force.
Nous venons de recevoir la permission du maître de port de s'ancrer chez eux. Arrivée officielle à Nassau à midi. 22 heures de navigation. Nous passons à nouveau à côté des paquebots, nos monstres de la nuit, accostés cette fois; il y en a au moins sept dont celui de Disney.
Plus loin, l’ancrage des voiliers, on se sent mieux. Tout près, un hôtel très luxueux, l'Atlantis le plus gros hôtel de Nassau. Une nouvelle étape du voyage commence.
Mardi, 5 janvier Ce matin au lever du soleil, c'est une pure merveille. La couleur de cette eau vert émeraude est vraiment magnifique. Comme ce matin c'est l'anniversaire de Louise, je lui prépare une carte décorée de petites plumes et de collants que j'enveloppe dans du papier de soie et je prépare quelques longueurs de papier crêpé jaune que j'attacherai sur son bateau pour la journée. Après le déjeuner nous nous rendons sur Images et lui remettons cette carte pour souligner sa fête. Même en bateau, les anniversaires se soulignent avec les moyens du bord. Puis nous partons ensemble faire le tour de l'île en autobus.
Nous cherchions l'arrêt jusqu'au moment où quelqu'un nous a expliqué qu'il n'y avait pas d'arrêt. On avait juste à faire signe au chauffeur et il s'arrête à l’endroit où tu es; on ouvre la porte nous-mêmes, on s'assoit et quand on veut descendre, on avertit le chauffeur, il s'arrête, on lui donne un dollar par personne et on descend. Pratique tout de même, c'est un transport de porte à porte et ma foi on n'a pas attendu plus de dix minutes. Nous descendons sur la rue principale où sont toutes les boutiques accessibles aux gens des paquebots, puis un coup d’œil au Straw Market. Nous sommes revenus à pied à nos dinghys après avoir mangé au restaurant Bahamien Kitchen, du steak de tortue pour Guy, du mahi-mahi pour Louise et Robert et des crevettes pour moi. En passant nous sommes entrés dans des boutiques qui vendent le rhum des Bahamas et ils nous font goûter les différents arômes pour un meilleur choix. Après quelques boutiques, tu sens un peu les effets; il fait chaud aux Bahamas. Une averse tropicale nous surprend en route mais c’est de courte durée. Puis on découvre chemin faisant le Rhum Cake, spécialité des Bahamas.
Pour une première journée c'est assez chargé, alors ce soir nous nous accordons une soirée de repos.
Mercredi, 7 janvier
On nous annonce un front froid; ici on dit un « cold front ». Ce front pourrait nous apporter des vents jusqu’à 25 nœuds. Il traversera Nassau de mercredi midi à jeudi midi. Nous décidons de rester sur nos bateaux pour surveiller les ancrages; on ne voudrait surtout pas se faire surprendre à chasser. Pendant l’avant-midi, les vents ont commencé à monter; il y a alternance de soleil et de nuages. Cela n’empêche pas la foule des touristes de prendre les tours de bateaux pour la plongée; les hydravions amerrissent et les hélicoptères atterrissent à l’Atlantis. Nous passons le temps à lire nos Cruising Guides et à vérifier nos routes sur les cartes pour les Exumas. Il faut nettoyer le plancher du carré car il est collant de sel. J’en profite pour cuisiner un peu et l’équipage de Varuna vient nous rendre une petite visite. Ils nous donnent plusieurs indications sur Nassau. Je mets à jour mon journal de bord et les photos à envoyer. C’est un long travail car je dois les transférer dans l’ordinateur, les choisir, en changer les pixels pour un envoi plus rapide, les classer pour le journal et l’album. Parfois l’ordinateur baisse dans son alimentation, alors il faut partir le moteur pour lui redonner de l’énergie. Rien n’est simple sur un bateau, rappelez-vous. Le front froid est bien installé; heureusement nous n’avons pas trop de vagues mais le vent nous ballotte quelque peu toute la nuit. Robert a placé l’alarme sur le GPS; c’est une simple question de prudence, cette alarme sonnerait si nous chassions pendant la nuit. Au matin, le soleil se pointe et déjà les vents baissent.
Jeudi, 8 janvier
Toute la journée, le vent a soufflé . On le dit; les Bahamas ce n'est pas assurément chaud en hiver. Quand il y a un front froid, nous portons facilement le jeans et le chandail. Mais quand le vent passe à l'est, c'est beaucoup mieux et le short réapparaît. Le cycle est toujours le même; le vent vient de l’est, puis il passe au sud, alors une dépression se prépare et quand il passe à l’ouest c’est qu’il y a une dépression dans les parages et quand le vent passe au nord, voilà la dépression qui nous tombe dessus et le cycle recommence. Dans les Bahamas, elles sont nombreuses c'est pourquoi les gens descendent plus au sud jusqu'à Georgetown pour se mettre à l'abri de ces fronts. Je crois que nous partirons tranquillement la semaine prochaine plus au sud en passant par les Exumas. Hier nous avons participé à un petit dîner au Crocodile, restaurant extérieur au dinghy dock et nous avons pu rencontrer d'autres équipages dont des anglais d'Angleterre et des anglophones d 'Ottawa. Pérouges et Images faisaient partie du groupe. Aujourd'hui mon capitaine s'est transformé en porteur d'eau; hé oui! Les capitaines vont chercher de l'eau à un robinet de la ville en face du Crocodile, dans leurs bidons bleus de réserve, pour alimenter les douches extérieures. Le temps est venu où il faut ménager l'eau car à la marina ils vendent l'eau, à certains endroits l’eau potable se fait rare et le désalinisateur n’est pas encore en fonction , mon capitaine va voir à cela. Mais désalinisateur ou pas, il faut ménager l'eau. Exemples: pour se brosser les dents, ouvrir le robinet que pour mettre de l'eau sur la brosse et la rincer à la fin; après la vaisselle, garder l'eau chaude pour se laver les mains dans les heures qui suivent car à chaque fois qu'on revient de l’extérieur, on a les mains salées, ne jamais vider l'eau de la glaciaire sans la récupérer dans un seau. Cette eau pourrait servir à dessaler le pont ou les coussins ou bien faire un rinçage à l'eau douce d'une petite lessive. En après-midi Robert a accompagné Guy à un magasin de plongée sous-marine et Louise et moi avons repris le chemin des boutiques et du Straw Market pour s’acheter quelques babioles.
Le défi de notre journée a été de trouver la raison d'un couinement sur le bateau qui se fait entendre à chaque mouvement du bateau et cela depuis un bon moment. La vie sur l'eau a ses charmes. Finalement nous avons trouvé; la grande voile n’était pas assez tendue dans le mât. En sortant la grande voile de son enrouleur, nous avons pu constater cette situation et régler le problème en replaçant le tout.
Vendredi, 9 janvier
Tout l’avant-midi est consacré à des travaux sur le bateau. Il fallait nettoyer les cadrages de hublots où la moisissure commençait à laisser des traces; après un bon nettoyage, passer un chiffon imbibé de vinaigre sur toutes surfaces exposées aux moisissures aide à les contrôler. Robert a également cousu une gaine de cuir sur la jonction de son amarre et de sa chaîne afin de prévoir le ragage
Après le dîner, c’est la visite d’Atlantis, complexe hôtelier fort moderne voulant rappeler une ville engloutie il y a très longtemps. De couleur pêche avec des pignons rappelant des tours c’est un majestueux édifice; attenant on retrouve une splendide marina pour des bateaux de millionnaires, un casino, un aquarium dont les parois deviennent des murs vitrés pour la salle à manger. Un décor fantastique avec des colonnes à l'intérieur ou l'eau coule sur les parois et tombe dans un grand bassin où des huîtres stylisées, ouvertes, d'un diamètre de 5 à 6 pieds présentes en leur centre des perles noires, grosses sphères aussi grosses que des ballons de plage, qui pivotent sur elles-mêmes dans l'eau claire et cristalline du basin. Tout est chic et very expensive; il faut voir les boutiques de bijoux et de vêtements, la petite robe de plage à 259$ US. Bon passons.
Retour au bateau pour un petit souper aux chandelles après avoir reçu nos amis pour un 5 à 7 animé.
Samedi, 10 au 14 janvier
Nassau. Nos profitons de la place. Nos promenades nous ont permis de constater que les jeunes qui vont à l’école portent des uniformes. Il semble que les couleurs et les modèles soient attitrés à des degrés ou à des cycles. C’est tout de même très élégants et en tant que professeur, je trouve cela géniale cette tenue vestimentaire pour le temps scolaire.
Nous avons fait le plein d’eau, de diésel, de fruits et de légumes frais car en ce matin du 14 janvier, nous partons vers nos îles désertes des Exumas. Dès huit heures, nous sommes en route vers Allen’s Cay. Le soleil fait partie du voyage et la mer turquoise est calme. Peu de vent, nous avons tout le loisir d’admirer Paradise Island au passage. Nous sommes heureux de quitter l’ancrage de Nassau car c’est très achalandé et nous avons besoin de se reposer. À partir de maintenant, nous serons plus loin de la civilisation mais également des facilités d’approvisionnement. Mais avec les vivres à bord de notre bateau, il n’y a pas de privation à l’horizon. Nous commençons à profiter de cette mer. C’est une première journée d’euphorie; nous apercevons les îles à l’horizon. Nos points GPS nous conduisent directement à l’entrée voulue. Nous ancrons entre trois îles désertes. Ici commence notre apprentissage des degrés de couleur de l’eau. Il faut apprendre à reconnaître les profondeurs grâce à ces différentes couleurs de l’eau. Ce n’est pas que le profondimètre n’opère plus mais nous devons prévoir les profondeurs pour s’approcher de façon sûre. Tiens, au passage, des iguanes se montrent curieuses à l’arrivée des bateaux et se promènent sur la plage en nous observant. C’est le premier ancrage à la bahamienne qui nous attend. On doit mettre une ancre à l’avant et une deuxième qui part d’en avant et que nous allons déposer en dinghy, à 180 degrés à l’arrière. C’est assez réussi pour une première fois et pour assurer le tout, les capitaines vont vérifier avec leur seau à fond de verre la position de leurs ancres. Loin de toutes lumières, cet ancrage nous offre un spectacle céleste qui mérite que l’on sorte notre cherche-étoiles.
Jeudi 15 au 20 janvier Allen’s Cay Le vent souffle aujourd’hui et nous voilà dans une houle qui fait balancer le bateau de gauche à droite. C’est que le courant et le vent ne s’accordent pas; Robert essaie d’aller placer une troisième ancre pour retenir la poupe du bateau dans le sens du vent, cela aide un peu mais on doit se résoudre à subir cette berceuse à quatre temps toute la journée.
Nous allons donc se promener sur la plage où les iguanes paressent. Elles sont très nombreuses mais elles ont peur de l’eau. Donc il n’y a aucun danger à se promener sur la grève. Elles sont souvent immobiles et tournent la tête pour voir les gens. Ce n’est pas un animal très joli et il est défendu de les poursuivre ou de les déranger de quelconque façon; c’est une espèce protégée. Sur ces îles très basses, aucun arbre, que des arbrisseaux et un palmier solitaire. Il y a également une population d’oiseaux qui le soir chantent leur alléluia.
Nous passerons ces quelques jours à explorer le coin. Ici commencent nos plongées en apnée. Quelle agréable sensation de se sentir dans ce monde marin! Nous découvrons les petits poissons tropicaux de ces îles, genre aquarium juste assez gros pour que je me sente encore confortable. Là une langouste, une raie et puis cette tortue marine qui va son chemin sans se préoccuper de nous. Les coraux sont assez fascinants. Pique-nique sur la plage, nos capitaines deviennent boyscouts afin d’allumer un joli feu pour les hot-dogs. Un après-midi mon capitaine met son chapeau de bricoleur car l’expérience nous a démontré que monter dans notre dinghy sans toucher au fond de l’eau s’avérait une tâche ardue; alors Robert a décidé de confectionner une série de trois marches ( matériau à bord pour les au cas où ) rattachées entre elles avec de la corde qui une fois bien arrimées au dinghy devraient faciliter la remontée. L’essai se fera plus tard. C’est aussi l’expérience des premiers fronts froids avec ses signes précurseurs; de gros nuages qui se forment et se déplacent assez rapidement. Quand des vents lèvent subitement la nuit, les capitaines lèvent aussi. Dans le noir, chacun vérifie sa position et celle des autres. C’est arrivé une nuit qu’un bateau chassait sur nous, il a fallu utiliser notre corne de brume pour réveiller cet équipage afin qu’ils puissent sécuriser leur ancrage. C’est la hantise de tous nos capitaines. Car maintenant que nous ancrons dans le sable, les ancres peuvent plus facilement glisser; c’est pourquoi tous les jours les capitaines se promènent en dinghy pour vérifier leur ancrage avec leur seau à fond de plastique transparent. Petit équipement essentiel dans le sud! Nous mangeons nos premières langoustes qu’un pêcheur bahamien est venu nous offrir.
La météo est notre base de décision pour les déplacements. Comme de grands vents du sud-ouest étaient annoncés pour le 19 et que l’ancrage actuel semblait le mieux protégé dans les environs pour ces vents, nous restons donc sur place en attendant des vents favorables pour continuer la descente des Exumas.
Mercredi, 21 au 23 janvier Norman’s Cay
C’est le départ vers Norman’ s Cay. Il fait un soleil radieux et le vent qui vient du nord-ouest nous permet de faire de la voile, enfin! C’est une journée extraordinaire, nos voiles pures remplacent enfin nos voiles de fer. Nous naviguons à vue de la terre. Les Exumas sont un chapelet d’îles, environ 700; nous pourrions y passer l’hiver tellement il y a de jolis ancrages à visiter mais il faudra continuer à descendre. Les approches deviendront des moments d’attention toute spéciale; les bancs de coraux qui entourent les îles sont des pièges et même si les cartes sont précises, l’approche finale se fait avec la vigilance des yeux. C’est un très bel ancrage et si je fais un tour complet sur moi-même, je peux voir une vingtaine d’îles plus ou moins près. Nous descendons à terre sur une très belle plage. Cherchez où est l’Aquarel à droite de la photo.
C’est une île où des canadiens ont déjà exploité un genre de club med mais au bout d’un an, ils ont fait faillite. Dans les années 80, un cartel de la drogue s’est installé ici en chassant tous les habitants de l’île; un bahamien qui ne voulait pas quitter son île s’est vu priver de son bateau de pêche de façon assez cavalière. Son bateau a été transporté en bloc complètement en haut de la colline par des moyens puissants. Il a quitté, privé de son gagne-pain. Une piste d’atterrissage a été construite et cette base a fonctionné pendant presque deux ans. Ce sont les américains qui les ont chassés. L’île est restée aux mains des bahamiens. Un avion épave demeure un des vestiges de cette époque. La partie nord de l’île est maintenant privée. Depuis une dizaine d’année, un américain s’est acheté un bout de terrain et exploite un restaurant MacDuffs ainsi que quelques bungalows qu’il loue. Il n’a aucune compétition ici. C’est devenu un rendez-vous pour les navigateurs. C’est un endroit charmant tout aux couleurs du sud. Nous avons mangé sur leur terrasse, un midi, des hamburgers, frites avec la fameuse bière bahamienne la Kalik. C’était délicieux; le décor est accueillant et l’atmosphère … plutôt tranquille. Voyez par vous-mêmes :
www.commander.org/MacDuffs99/index.htm
Le lendemain, nous avons décidé d’aller faire un pique-nique sur la plage tous ensemble avec l’intention d’aller explorer en dinghy le côté nord de l’ancrage. C’est un endroit à faible profondeur, environ deux pieds; donc nous avançons très lentement surtout que la marée est descendante. Louise et Guy ont un profondimètre portatif qui s’avère très utile dans ces situations. C’est un petit appareil qu’elle immerge dans l’eau et qui lui donne une lecture de la profondeur à cet endroit. Les trois équipages profitent de cette randonnée pour admirer le plan d’eau aux couleurs émeraude tout en recherchant peut-être des conchs ou quelques langoustes qui se laisseraient pêcher. Une raie passe près de nous et deux barracudas un peu plus loin. Notre escapade dans ce coin doit s’arrêter car les pieds de moteur lèvent le sable. Nous décidons de se laisser dériver vers nos voiliers en attachant les trois dinghys ensemble; il y a un bon courant. Puis quelqu’un a pensé à faire une voile avec un grand plastique que nous tenons à cinq; question de tester nos habiletés et c’était très amusant. Nous avons abouti à une île toute petite où nous avons descendu marcher que pour le plaisir. Un seul palmier et le sable chaud nous accueillent sur cette île. Les conchs que nous y trouvons ne sont pas assez matures pour être pêchés. Nous nous contentons de les admirer dans leur environnement naturel.
Et voilà que le soleil commence déjà sa descente à l’horizon. Cinq minutes plus tard, tout ce beau monde est à bord de leur voilier pour un moment de détente ( c’est dur nos journées sous le soleil ) et un léger souper. Préparation de la navigation pour demain car nous prévoyons se rendre dans Exuma Park, Warderick Wells.
Samedi 24 et 25 janvier Exuma Park Warderick Wells
Départ en douceur par un matin ensoleillé. Nous avons trois heures de route à faire. Il fait chaud, le maillot de bain est à l’honneur. Il est très important de préparer notre navigation avec soin et de suivre scrupuleusement notre route. À l’approche du parc, notre attention est rivée sur l’eau; on apprend à repérer à l’œil les quelques têtes de coraux qui se reconnaissent par de grosses taches noires à la surface. À éviter, sinon gare aux ennuis! Mais avec un soleil au plus haut et une observation par quelqu’un sur le pont, ça va et nous ancrons dans ce qui nous semble un paradis. Ce parc dont la faune et la flore sont protégées est de toute beauté. Le parc offre une vingtaine de moorings à 15$/ par jour ou gratuitement si tu travailles un peu dans les sentiers ou en menuiserie ou autres. C’est un ancrage bucolique aux nuances de couleurs turquoise et émeraude et les moorings sont un derrière l’autre suivant la ligne du rivage en demi-lune car le centre de cette baie s’assèche à marée basse. Ce qui donne l’impression d’être dans un couloir d’eau.
Deux bâtiments sont à l’accueil, des bénévoles y travaillent. Plusieurs sentiers sont offerts pour promenade; la plongée est superbe et il est strictement défendu de pêcher ou de ramasser quelques souvenirs. Il y avait quelques requins nourris à chaque jour, des poissons à profusion, des oiseaux du nom de Sugar, à ventre jaune qui venaient manger dans nos mains du sucre, de petits lézards et une végétation basse mais assez diversifiée.
Les couchers de soleil sont fantastiques, les nuits sont étoilées, le silence est impressionnant dans l’obscurité de nos nuits, la mer nous comble de ses beautés et le sable des plages est comme une farine. On manque de mots pour décrire ce qui nous entoure. Le programme de nos journées sans navigation se résume à manger, plonger, explorer et se reposer. On passe les corvées sous silence pour une fois.
Lundi 26 et 31 janvier Little Pipe Cay
Jour 1. 16 milles plus au sud et nous voilà dans un nouvel ancrage entouré d’îles. C’est un endroit où les navigateurs aiment s’arrêter car c’est un excellent abri face aux fronts froids. Dès notre arrivée, l’équipage de Varuna vient nous voir pour nous inviter à des rencontres, sur la plage, en fin de journée avec tous les autres équipages. À quatre heures trente, apéros en main, nous y allons et nous faisons de belles rencontres tout en découvrant une construction genre petit abri fait de matériaux récupérés sur la plage tels que filets, bois, bouées, cordages, drapeaux et le tout est baptisé le Pipe Cay Club House. C’est sympathique et au coucher du soleil, les capitaines se sont réunis face au soleil et ils ont soufflé dans leur conch jusqu’à ce que le soleil soit disparu à l’horizon, c’est la cérémonie de la salutation au soleil. Tradition inventée ici. Puis tout le monde retourne à leur bateau avant la noirceur. Robert a bien l’intention de participer à cette cérémonie la prochaine fois.
Jour 2, jour d’exploration. En dinghy, nous allons vers Compass Cay Marina. C’est une toute petite marina tenue par un bahamien qui nous reçoit avec gentillesse. Près de son quai, six « Nurse sharks » nagent et attendent patiemment que les visiteurs les nourrissent; à marée haute, ils arrivent à déposer leur nez sur le bord du quai pour attraper la nourriture et les gens peuvent les flatter. J’ai passé mon tour. On nous dit qu’ils sont inoffensifs pour les humains et un gars de la marina a plongé et nagé avec eux. Les requins l’ont ignoré.
Puis une promenade dans un sentier bordé de conchs nous a fait découvrir une plage superbe et déserte, la plus belle du coin, en forme de demi-lune au sable fin sans aucune pollution de débris ou de bruits. C’est l’heure du pique-nique et de la baignade. Le fond de l’eau n’est que sable, du jamais vu à date dans ce voyage et la profondeur descend tranquillement. Sous ce soleil, dans cette eau chaude avec ce décor de rêve, on ne fait que s’exclamer d’émerveillement. Retour au dinghy, c’est le temps de trouver le coin de pêche aux conchs. Nous pouvons cueillir ces conchs à la main en plongée en apnée. Quelques-uns sont trouvés et heureusement un capitaine d’expérience nous offre de nous montrer comment sortir le mollusque de sa coquille et comment récupérer la partie mangeable. Pas très appétissante cette bibitte aux premiers abords mais la dégustation se fera demain grâce à Suzanne qui s’offre à les apprêter. C’est l’heure de l’apéro; la journée a été bien remplie.
Jour 3. Journée de vent fort. Nous restons sur nos bateaux. Il faut reprendre l’ancrage de notre deuxième ancre car la direction du vent nous a rapproché un peu trop du rivage de coraux. Ce n’est pas une simple affaire car à notre arrivée nous plaçons la première ancre en avant du bateau et nous allons placer la deuxième en dinghy à l’arrière tout en gardant son point d’arrimage à la proue. Mais comme à chaque marée, le bateau tient sur une ancre différente, en ce moment le bateau a tourné de 180 degrés, donc la première ancre est maintenant en arrière. C’est donc la deuxième ancre qui nous supporte au moment de ces manœuvres. En dinghy avec l’aide d’un autre capitaine, Robert doit lever à la main l’ancre et la chaîne du deuxième mouillage pendant que j’avance à moteur le voilier afin de soulager la tension et essayer de garder le voilier face au vent sans arracher la première ancre. Vous avez tout compris j’en suis certaine. Par trois fois, nous avons déplacé cette ancre avant que le capitaine soit satisfait pour la sécurité d’Aquarel et de son équipage par le fait même. Beaucoup d’énergie et de temps sont ainsi grugés à notre journée. Une chose par jour, le reste… demain.
Jour 4. Il est temps de faire du pain car aucun dépanneur ne s’annonce à l’horizon. Il faut consacrer une bonne partie de la journée à cette activité. On en profite pour faire des biscuits, le four est chaud. Une fois tous les ingrédients rassemblés, il ne reste qu’à suivre la recette et la pâte prend forme dans les mains expérimentées de mon capitaine; en y ajoutant un mélange moulu de noix et quelques graines, nous avons un pain santé qu’il nous fait plaisir de faire déguster aux amis. Et à leur tour, les jours suivants les différentes fournées se sont promenées d’un bateau à l’autre.
Tout est salé, voilà qui ajoute à notre triste sort. Pauvre Aquarel qui doit supporter ce manteau de sel que seul un bon orage pourrait soulager. Mais voilà il ne pleut pas souvent; tout ce qu’on touche à l’extérieur est gommé. On essaie de s’aider avec la rosée du matin mais ce n’est pas assez. Nous devons patienter et faire avec. Les vêtements mouillés salés ne sèchent pas; c’est un rinçage à l’eau claire qu’il faut mais voilà il faut sauver l’eau claire, quel dilemme! La réponse à cela est d’en mettre le moins possible. Vive les paréos! Depuis Nassau, nous prenons nos douches sur le pont grâce à notre douche solaire; sa capacité de 5 gallons que nous faisons chauffer au soleil sur le pont le jour, nous fournit l’eau pour trois jours de douche à deux, rinçage après le savonnage à l’eau salée. Essayez de prendre une douche à la maison avec 3 litres d’eau. Je crois qu’on devrait avoir deux de ces douches.
Jour 5. Expédition à trois dinghys vers Sampson Cay et Staniel Cay. Sampson Cay possède une jolie marina toute petite, bien aménagée avec un petit magasin équipé de frigos qui nous offre certaines denrées alimentaires. Le prix est extravagant, un sac avec trois laitues romaines 4,35$ us. et un pamplemousse, 2,25$ us. Ce n’est pas l’endroit pour faire une grosse commande d’épicerie. Nous remplirons tout de même nos bidons de réserve d’essence pour le moteur du dinghy et ceux de diesel. Tout est extrêmement dispendieux dans les Exumas. Rien ne pousse sur ces îles, donc tout est importé. D’où l’importance d’avoir nos réserves. Nous continuons notre balade jusqu’à Staniel Cay où nous irons dîner Au Thunderball Club. Une pancarte originale attire notre attention sur les heures d’ouverture de ce resto; elle démontre bien le mode de vie sans stress de ces gens.
Dans les parages, il y a des cavernes où le film du même nom a été tourné. Malheureusement nous n’avons pas le temps de les explorer en plongée. Un petit tour dans le village nous fait découvrir quelques maisons, quelques commerces. Très peu d’habitants sur cette île mais à la marina de jolis cottages aux couleurs pastels sont offerts en location aux touristes. La petite voiture de golf est utilisée pour leur déplacement. On sent le rythme lent de la vie dans les îles. Sur un mur bas de ciment peint en bleu ciel, près de la plage, un peintre de la place a commencé une fresque de tous les habitants de l’île.
Jour 6. Aujourd’hui, c’est la grosse misère. C’est absolument terrible, ce soleil, ce ciel bleu et cette chaleur qui nous obligent à rester en maillot toute la journée et à faire saucette n’en pouvant plus. Au petit déjeuner, on a dû manger notre délicieux pain maison à défaut d’avoir du pain Weston. Puis il a fallu mettre de la crème solaire, ce qui nous a retardés dans notre horaire. Vers dix heures, je suis partie en dinghy avec Louise et Viviane pour aller cueillir, à la sueur de notre front, des Sand Dollars, dans des hauts fonds de sable doux. Trois heures de dur labeur dans un décor de rêve d’une tranquillité assourdissante. À mon retour, j’ai dû faire une salade que j’ai dégustée avec mon capitaine. Epuisée, je me suis étendue sur une chaise longue dans mon cockpit avec mon livre afin de reprendre mes énergies. Pendant ce temps mon brave capitaine est parti à la chasse…aux conchs avec Soliton. Pauvre capitaine, il a dû revêtir sa tenue de guerrier qui est un Wet Suit noir, ajoutez un camouflage qui se résume à un masque et à un tuba, puis des palmes pour brouiller les pistes et ce n’est pas tout, il doit combattre la flottaison en portant une ceinture de plomb. Quel défi! Mais il est revenu vainqueur avec quelques conchs à son actif. La chose ne s’arrête pas là. Il doit s’armer de son marteau, d’un tourne-vis et d’un grand couteau pour décapiter ses prises sur la plage afin de ménager la sensibilité … du voilier, voyons! |