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1er au 31 juillet 2004
Jeudi, 1er juillet
Journée de mise à jour. Diesel, propane sont au programme et de plus nous avons accès à une boutique de canevas. C’est le temps de faire réparer des fermetures éclair sur le dodger qui tendent à s’émousser car le soleil les a brûlées. Alors il faut enlever tous les côtés du dodger et aller porter le morceau principal à la boutique. Nous restons avec le bimini et voilà la pluie qui décide de tout rincer. J’en profite, un bon nettoyage de cette partie du bateau et en fin d’après-midi tout est remis en place après avoir pris soin de mettre de la vaseline sur toutes les fermetures éclair car le sel s’y abrite en les bloquant. Le souper sur le BBQ fait oublier ces longues heures de travail et le coucher de soleil apporte avec lui la douceur de cette soirée.
Vendredi, 2 juillet
Très tôt ce matin, nous allons chercher Christine de la boutique du canevas. Elle peut coudre aujourd’hui nos toiles pare-soleil qui recouvriront le carré et la chambre avant. Cet achat date de la République Dominicaine, il est temps de finaliser le projet. On profite de cette chance car le prix est abordable. Nous attendons l’arrivée de Soliton, donc nous avons tout notre temps. Cinq heures, le travail est fait et nous récupérons le tout sur l’Aquarel. L’eau est très belle ici; ce sont des vacances. Nous prenons cela mollo. Nous sommes nombreux dans l’ancrage. Il y a beaucoup de bateaux de location mais aussi des voyageurs. C’est assez facile à reconnaître avec tout l’équipement que nous devons ajouter à nos bateaux pour ces voyages. J’ai beaucoup de temps pour lire et avec cette chaleur, nous essayons de sauver nos énergies. Six heures, Soliton fait son entrée dans l’ancrage. Ils sont épuisés après douze heures de navigation et quelques grains. Nous sommes très heureux de les accueillir. Nous avons fait une réservation chez Mac’s Pizza pour fêter leur arrivée.
Samedi, 3 et dimanche, 4 juillet
Ces jours se déroulent langoureusement. Le temps que Soliton reprenne son souffle. Le temps de réorganiser la prochaine étape vers les Grenadines. Le temps de profiter de cette nature autour de nous et de nos couchers de soleil flamboyants. Le temps de prendre notre temps. Comme la vie en bateau est exigente en énergie, notre rythme doit s’ajuster constamment à cette demande.
Aujourd’hui dimanche, nous avons eu la chance de rencontrer une dame française, Claude Victorine, qui, à 78 ans, fait de la peinture sur soie et vend ses œuvres à son studio. Nous avions décidé d’aller visiter son atelier et comme elle était très heureuse de recevoir la visite de québécois de langue française, elle nous a invités chez elle. Elle demeure dans une maison modeste en montagne depuis 27 ans. Sa maison est une pièce principale ou se retrouve son lit à baldaquin au milieu d’un mur, des fauteuils, quelques étagères de livres et une table centrale dans son living au plafond cathédrale et aux murs ornés d’aquarelles de sa fille. La cuisine est complètement dans un bâtiment à l’extérieur et la salle à manger se retrouve sous une pergola tout à côté. Ses fenêtres sans moustiquaires et sans vitre se ferment grâce à des battants sur pentures. À l’intérieur coquet de sa demeure s’ajoutent des objets qui lui sont chers. C’est une vie simple qu’elle a choisie et dont elle est fort heureuse. Elle a quelques poules et des abeilles sur un petit bout de terrain du côté opposé de la baie. Cette charmante dame nous prépare des apéros avec gand plaisir et son hospitalité est très chaleureuse. Nous avons discuté de son arrivée et de sa vie sur l’île. Très alerte pour son âge, elle ne manque pas d’opinions franches sur différents sujets. Et elle nous demande à un moment donné, comment va le Canada ? C’est une rencontre spontanée qui apporte un plus dans une journée.
Lundi, 5 juillet
La routine du matin terminée, nous organisons une sortie à terre. Nous réservons un taxi pour se rendre à Moonhole qui se situe sur une pointe de l’île. Face à la mer, quelques maisons d’architecture exceptionnelle sont maintenant délaissées car certaines voûtes sont à risque de s’effondrer. Construites avec des pierres volcaniques, des bois exotiques et quelques os de baleines, elles se fondent dans le décor naturel de la montagne; à leurs pieds, on retrouve la plage, la mer et ces rochers ou les vagues se brisent en mille éclats. On devine les sentiers, les arches et les terrasses qui ont dû faire la grâce de ce site il y a de ça quelques années. Notre chauffeur nous amène encore à travers l’île vers The Oldhegg Turtle Sanctuary. Tenu par un pêcheur professionnel de plongée à la retraite, il recueille les bébés tortues et les protège en les faisant grandir pendant quelques années dans ses installations.
Arrivées à l’âge adulte, il les remet à la mer. Comme c’est une espèce en danger, il est très fier de compter sept cents cinquante-sept tortues sauvées depuis ses débuts. Une tortue remise à la mer s’adapte très rapidement et revient pondre ses œufs à la même plage ou elle a été mise à l’eau. C’est très intéressant de connaître ce processus. C’est une passion pour ce bon monsieur.
Mardi 6, le 7 et le 8 juillet
Journées consacrées à d’importantes décisions. Une nouvelle housse pour recouvrir nos bidons de diesel sur le pont serait pratique et peut-être une réparation de notre drapeau canadien qui s’essouffle. Christine se chargera du tout. Tous ces travaux finalisés nous feront gagner du temps lors du carénage. Il est évident qu’il faut être vigilent et avoir l’œil afin de garder le bateau en bon état. Cela fait partie intégrante du voyage. Il faut y prendre plaisir.
Une réorgnisation des équipets de la bouffe afin de les rendre plus fonctionnels. Cela demande beaucoup de temps car il faut ouvrir plusieurs bancs en même temps et aller dans les rangements sous le matelas, déplacer tous les coussins et la table. En peu de temps le carré devient un véritable capharnaum, que de plaisir !
Mais jeudi soir est consacré à une belle détente. Nous allons participer à la soirée BBQ au restaurant Frangipani; au menu steak et mahi-mahi sur grill, accompagnés d’un buffet élaboré, couronnés d’une table de desserts exquis. Le tout est un véritable délice. Les tables sont montées de façon élégante sur une terrasse à toit cathédrale. De jolies lampes sont disposées au milieu des tables et le personnel est joyeux et courtois. Cette terrasse est en bordure de la baie et des chaises de jardin, en bois, font face à la mer ou délimitent des oasis de rencontre entre amis autour d’une table basse. De hauts palmiers servent de parasols autour des bosquets de fleurs. Pour comble de bonheur, un groupe de musiciens Steel Band fournit l’ambiance vacances toute la soirée; devant eux un espace est prévu pour danser sur le sable sous les étoiles. À deux pas de notre annexe ( le nom français de dinghy ), notre retour sur le voilier se fait en douceur dans la brise chaude du soir. Notre boîte souvenir vient de s’enrichir.
Vendredi, 9 juillet
Nous devions partir pour Canouan aujourd’hui mais le vent est plus fort que prévu et surtout les vagues s’annoncent entre 6 et 9 pieds. Nous avons décidé de concert avec Soliton d’attendre à demain. Nous sommes bien décidés de faire de cette journée une journée de repos. Au programme, lecture, sieste sans plus.
Samedi, 10 juillet
Nous quittons Béquia avec nostalgie; nous avons bien aimé notre séjour dans cette île. Nous y reviendrons à la saison prochaine. Soliton et l’Aquarel quittent tranquillement l’ancrage paisible de Béquia. Nous levons la moitié de la grande voile et le genois au complet. Sous le soleil, nous avançons bien quoique dans le passage entre Béquia et Canouan, un courant ralentit notre allure. Mais nous avons à peine une vingtaine de milles à faire, nous persistons à voiles. À bâbord, une bordure de nuages se dessine. À la météo du matin, il y avait des possibilités de grains. Ces nuages s’approchent de plus en plus; nous décidons d’enrouler le genois, de garder notre grande voile telle quelle et de partir le moteur. Aussitôt fait, le vent se met à monter. L’anémomètre nous indique 15, 16, 18, 20, 23 nœuds. La mer s’agite, la pluie se met à tomber. Robert pointe l’étrave un peu dans le vent pour mieux prendre les vagues et stabiliser le bateau. Les vents continuent de monter, 25, 28, 30, 33; la visibilité est passée à 500 pieds. Tout est gris, l’île de Canouan disparaît derrière ce rideau de pluie. Un petit cargo est en vue et nous changeons de cap pour lui laisser la voie libre. Vingt minutes plus tard, le vent baisse, la pluie diminue, les nuages nous ont dépassés et le soleil revient. Canouan réapparaît à trois milles en avant. Soliton et l’Aquarel s’engagent dans la baie et l’ancrage se fait devant le Tamarind Beach Hotel.
Dimanche, 11 juillet
Petit déjeuner et nous partons à la découverte de l’île. Une marche de santé qui nous fait parcourir les rues sablonneuses de Canouan et relever le défi de certaines dont l’angle de montée est toujours plus prononcé à mesure que le soleil monte au zénith. Cela nous assoiffe et nous essouffle mais nous procure au sommet une vue insaisissable de la mer aux couleurs changeantes et des différentes îles aux alentours. Ce décor panoramique qui s’offre à nous est un moment prévilégié de notre journée. De retour à la plage nous prenons un lunch tardif à la salle à manger-terrasse du Tamarind en paressant longuement dans leurs jardins ornés de nombreuses fleurs dont les oiseaux du paradis.
Une baignade à leur plage nous permet de se détendre car la chaleur est étouffante. Ce n’est pas qu’on se plaint mais on le dit tout juste.
Lundi, 12 juillet
J’ai le souffle coupé en arrivant dans les Tobago Cays. Quel endroit magnifique !! L’eau prend des tons de turquoise à n’en plus finir. Nous tombons sous le charme d’un nouveau paradis. L’approche se fait avec précision car de petits îlots rocheux se retrouvent sur le parcours. Les points GPS nous guident mais cette approche se fait à vue. Nous ancrons entre Petit Bateau et Petit Rameau. L’île en face de nous est déserte; elle est façonnée d’arbres divers et une rangée de palmiers sillonnent la plage qui avec son sable blanc est irrésistiblement invitante. C’est donc la baignade qui gagne sur la faim. Le reste de la journée, léger lunch, plongée en apnée et apéro au champagne avec Soliton pour fêter notre arrivée aux Tobago Cays, source de notre projet, suivi d’un souper et de quelques parties de cartes. Ce sont des vacances dans notre voyage. Nous prenons notre temps enfin.
Mardi, 13, 14 et 15 juillet
Ce matin je prends mon café en admirant la plage à quelques brassées du bateau; finalement … c’est notre plage. La luminosité du matin est enchanteresse. Seuls bruits ambiants, le vent et le clapotis des vaguelettes.
Nous décidons d’aller s’ancrer devant la barrière de corail de l’autre côté de l’île. Nous sommes sous le charme des Tobago Cays. L’eau est cristalline aux nuances multiples de turquoise. Des ronds foncés visibles en surface indiquent l’emplacement des coraux. Il y a maintenant des boules de mooring parmi les coraux auxquelles nous pouvons attacher nos annexes afin de ne pas planter l’ancre et risquer de briser des coraux. Une plongée en après-midi nous a permis une première exploration de ces fonds marins. L’espace de plongée est très grand; les coraux sont magnifiques. C’est un véritable aquarium. Sur un fond de sable blanc, des formations de corail, aux reliefs variés, se pointent ici et là. Tout le plaisir est pour le plongeur qui se laisse guider par les allées sablonneuses sous-marines d’un récif à l’autre.
Les îles autour de nous sont désertes; donc il est important d’arriver ici avec de bonnes provisions si on veut y passer un bon moment. Une trentaine de bateaux nous entourent et personne ne semble pressé de partir. Que faire de toutes ces journées ici, cela se résume ainsi : plonger et nager dans cette piscine naturelle, lire, dormir au soleil comme un lézard, manger des mangues, des papayes et des bananes, déguster des Ti-punch ou tout simplement ne rien faire.
Non, on ne s’ennuit pas encore du Québec.
Vendredi, 16 juillet Outre nos grandes activités du jour ( voir le jour précédent ), nous allons faire du pain. C’est mon capitaine qui pétrit et qui surveille la levée; il est très fier de son œuvre. C’est une vraie réussite; il est délicieux!
Autour, tout semble en état de léthargie. À part la plongée, quelques-uns font de la planche à voile ou d’autres laissent voler un cerf-volant accroché à leur bateau; aucune surveillance n’est nécessaire car les vents sont constants et il n’y a aucun obstacle. Nous allons faire une petite escapade à la plage et la journée passe très vite. Il faut dire qu’ici il fait noir à sept heures.
Samedi, 17 et dimanche, 18 juillet
Nous faisons un petit saut vers Mayreau. Une baie nous attire et nous retrouvons une jolie plage, des palmiers ainsi qu’une eau invitante pour la baignade. Un petit resort est camouflé dans la végétation. Au bord de la plage, ce resort a aménagé un bar et des endroits pour manger. En pleine nature, des tables rondes en pierre avec bancs de pierre recouverts de coussins accueillent les dîneurs. Chacune des tables est chapeautée par un énorme parasol fait de feuilles de palmiers. Des allées de sable sinueuses relient les tables entre elles à deux pas de la plage. Dimanche, par une matinée ensoleillée, nous décidons de prendre le petit déjeuner à cet endroit de renommée. C’est un plaisir à renouveler. On n’en finit plus de retourner à l’eau qui nous procure une sensation douce de flottaison et de bien-être, étant à la même température que l’air. En après-midi, nous décidons de changer d’ancrage pour se rendre à Saline Bay. Le mouillage est moins rouleur et la plage tout aussi belle. Il est fort agréable de prendre son temps. Rien ne nous presse car nous avons amplement de temps pour se rendre à Grenade pour notre carénage à la fin du mois d’août. Nous profitons pleinement de ce qui nous entoure. Comment s’en lasser ?
Lundi, 19 et mardi le 20 juillet
Nous passons deux jours à Saline Bay. Un peu de plongée nous permet de faire de l’exercice. Cette fois nous y allons à deux dinghys et nous laissons tomber nos ancres dans un espace de sable repéré dans les coraux. Cette plongée nous entraîne à nouveau dans un univers sous-marin surprenant. Les coraux sont dans une profondeur de vingt pieds d’eau mais ils s’élèvent en formant des crevasses impressionnantes. Nouvelle découverte comme à chaque plongée ! Nos estomacs sonnent l’heure du dîner, mon capitaine remonte son ancre de dinghy mais l’ancre de Soliton reste coincé dans les coraux. Tous les essais demeurent infructueux. Les capitaines pensent à une stratégie avec un poids qui maintiendrait l’ancre au fond alors qu’on pourrait la sortir en tirant dans le sens inverse. Nous avons ce qu’il faut sur l’Aquarel. Après avoir récupéré le matériel, nous retournons près des coraux pour sortir enfin nos amis de leur fâcheuse impasse. Tout est bien qui finit bien. Comme chaque journée apporte son lot d’imprévues, un peu plus tard Robert remarquera un dinghy à la dérive et un capitaine qui court sur la berge. Un petit tour avec son dinghy aidera grandement ce capitaine pour le récupérer. L’entr’aide en bateau est omniprésente.
Cette nuit nous avons essuyé de bons grains et beaucoup de pluie. Comme la journée de mardi s’annonce toujours sous l’influence d’une zone tropicale, nous décidons de rester au mouillage de Mayreau et de remettre notre départ à demain. Nous occupons notre journée à de menus travaux et nous récupérons sur notre nuit quelque peu coupée par des coups de vents. Une rencontre avec un voilier français Yoko, nous permet de partager films, livres et musique.
Mercredi, 21 et jeudi, 22 juillet
Départ pour Union. J’ai peine à croire que nous sommes déjà en juillet. Je pense à nos amis qui sont en vacances au lac Champlain. Ces rendez-vous me manquent mais les rencontres sur notre parcours comblent notre besoin de partage. Se rendre à Union représente une petite navigation d’une heure à peine. La prudence dans l’approche est essentielle car la baie de Clifton est entourée d’une barrière de coraux. L’ancrage se fait derrière cette barrière et nous voilà bien protégés de la houle. Face à la mer, le décor est extraordinaire. Un petit tour à terre nous fait découvrir un charmant village avec plusieurs services pour les plaisanciers. Tout est extrêmement dispendieux, en particulier la bouffe, puisque tout leur vient de St-Vincent. Il faut calculer deux fois et demi le prix comparativement au Québec. Mais cela fait partie du voyage. Heureusement les provisions du Québec sont encore là; alors on se contente de s’approvisionner en frais : œufs, fruits et légumes. On se repose et on vaque à nos occupations quotidiennes.
Vendredi, 23 et samedi, 24 juillet
Nous levons l’ancre vers Palm Island que nous voyons d‘ailleurs de notre ancrage. Nous y ferons une escale pour l’heure du lunch seulement car ce mouillage peut être très rouleur. Palm Island est une petite île magnifique. C’est une carte postale en vrai qui représente la beauté des Grenadines. Cette plage dorée qui s’avance dans la mer turquoise est un lieu idyllique. Un Resort de première classe y est construit avec tout le luxe nécessaire pour en faire des vacances inoubliables.
Après notre dîner, nous repartons vers Carriacou, nous changeons de pays. Nous entrons sur le territoire de la Grenade. Un arrêt à Hillsborough, le temps de faire les douanes et nous repartons vers Sandy Island. Quel spectacle !! C’est une île de sable d’environ 400 mètres de long par 20 mètres de large. C’est un monticule de sable, à notre bâbord, par delà lequel nous voyons la mer à perte de vue et à tribord, nous avons Carriacou à un mille. Les couchers de soleil sont majestueux. C’est un mouillage fort plaisant et nous y passerons deux jours. La baignade dans ces eaux limpides est toujours au programme et nous y ferons sûrement de la plongée. Plusieurs oiseaux se plaisent à virevolter dans les parages de l’île tout en plongeant à la recherche de leur pitance. Quoi de mieux que d’installer le hamac et de profiter de ce paysage durant de longues heures !
Dimanche, 25 et lundi, 26 juillet Petit St-Vincent est notre destination. Tout est à vue dans les Grenadines et c’est une navigation facile pour se rendre d’une île à l’autre. PSV offre un mouillage extraordinaire, genre piscine cristalline, avec un fond de sable impeccable. Est-ce que je me répète ? Cette île semble déserte si on oublie les parasols et palmiers qu’on peut voir sur la plage. Mais il y a en fait un resort de haute classe qui se confond dans la nature. Nous y avons fait un saut pour découvrir un aménagement au goût raffiné ( à 500$ US la nuit ) c’est raffiné.
Nous avons eu accès au bar et à la salle à manger. Le reste est privé et je le comprends. C’est un endroit magnifique pour des vacances. Leur Pina Colada est sublime… De notre mouillage, nous pouvons faire un saut en dinghy jusqu’à Petite Martinique. Ce n’est pas du tout touristique. Il n’y a pas beaucoup à voir. Nous passons le reste de la journée à flâner à notre mouillage de PSV.
Mardi, 27 au 30 juillet
Nous changeons de mouillage aujourd’hui pour se rendre à Terryl Bay à Carriacou. Navigation sous un soleil éblouissant. Nous nous arrachons de notre joli mouillage de PSV à grands regrets. C’est tellement agréable de faire de la voile et surtout cela nous permet de sentir le vent sur notre peau gorgée de chaleur. C’est une petite navigation qui nous conduit dans une baie assez grande, ma foi! Plusieurs voyageurs sont déjà bien installés au mouillage car ces jours-ci, des régates sont organisées à Carriacou. Nous voyons en effet de plus en plus de voyageurs sur notre parcours car nous sommes en zone protégée des ouragans et les voyageurs s’y réfugient à l’automne. Ce qui ne les empêche pas de naviguer dans ces latitudes et longitudes. Ils sont très faciles à repérer ces voyageurs; tous ont des bidons de réserve sur le pont, une éolienne, des panneaux solaires, un radar pour la plupart, un système pour lever le dinghy hors de l’eau et bien d’autres petits surplus. Il est difficile de s’approvisionner en frais à Carriacou. Toutefois les frais d’accès à internet sont très raisonnables et un petit restau, Turtle Cove, tenu par des italiennes offre une pizza délicieuse. Nous passons ces quatre jours parresseusement en attendant une bonne météo pour descendre vers la Grenade.
Samedi, 31 juillet
Nous voilà en route vers la Grenade avec un soleil cuisant et un vent de 10 à 15 nœuds. Tout-à-fait confortable pour cette journée de six heures de route. Nous passons près de l’île Ronde, à une distance de 5 milles d’un volcan sous-marin qui a déjà éclaté en 1988. Il devait y avoir un bouillonnement impressionnant à ce moment-là. Nous ne nous attardons pas dans ce secteur et quelques heures plus tard c’est notre arrivée à St-Georges. Vue du large, la ville est impressionnante avec ses contructions à flanc de montagnes. Les toits de dalles rouges pigmentent le tout et laissent présager un accueil des plus chaleureux. Grenade est surnommée l’île aux épices. C’est l’endroit qui produit le plus d’épices au monde. Le tiers de la production de noix de muscade vient de Grenade, ce qui en fait le deuxième producteur au monde. Les clous de girofles, la cannelle, le cacao, le gingembre et le curcuma sont aussi des épices cultivées ici. La Grenade, île luxuriante, est une des îles les plus pittoresques des Caraibes. On y retrouve de nombreux sites d’intérêt : plages, récifs coralliens, coins historiques, parcs, marchés, chutes, distillerie de rhum et cuisine locale appétissante. Il ne reste qu’à découvrir.
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