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Honduras. Février 2009

Nous sommes à French Harbour à Roatan, Bay Islands du Honduras, mouillage très fréquenté par les navigateurs.  Nous attendons une belle météo pour nous rendre à West End à l’ouest de l’île mais ce ne sera pas aujourd’hui car les nuages sont trop présents et regardez cette photo… vous y verrez une trombe marine.  L’entonnoir qui naît dans les nuages et qui descend à la surface de l’eau.  Nous en verrons trois ce jour-là.  Je n’aurais pas aimé que l’Aquarel soit dans sa trajectoire. 

                     

Nous profitons de la dernière semaine de janvier pour nous rendre à La Ceiba.  Cette navigation d’une journée se fait paisiblement, la saison des pluies s’achève et les journées de plein soleil se feront de plus en plus présentes.  La marina Lagoon est située dans le bras d’une rivière qui pénètre dans un boisé; passé les digues à l’entrée, les quais des pêcheurs et le chantier naval, elle est blottit sous de grands arbres .  Un tracé en zigzag dans le guide de navigation nous indique la route à suivre;  pas évident car nous entrons dans un passage de la rivière qui a à peine 80 pieds de largeur.  Lorsque nous apercevons les quais avec quelques bateaux attachés par la proue ou la poupe, imaginez notre étonnement.  Voilà une nouvelle expérience et l’Aquarel se retrouve la proue au quai et la poupe attachée aux bouées grâce aux bons soins de mon capitaine et de Greg venu nous accueillir en annexe.  Jolie marina tout de même.

                                     

Deux jours plus tard, nous partons en voiture pour une escapade à Copan. 

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Carnet de voyage, Copan

Nous partons vers Copan.  En route, nous passerons par Tela, Progreso, San Pedro Sula et Entrada.  La route est à une voie dans les deux sens et les camions sont très présents.  Nous avons 382 kilomètres à faire et certains tronçons de la route sont de beaux exemples de nids de poule;  dans les villages de nombreux dos d’ânes ralentissent la circulation.  Nous observons des plantations de cocotiers, d’ananas, de bananiers avec des kiosques sur le bord de la route où se vendent ces produits.  Les honduriens se promènent en grande majorité avec un chapeau de couleur crème genre cow-boy.  C’est le seul signe distinctif de leur habillement.  En dehors des villes, ils ont tous une machette à la main. 

                              

Les derniers kilomètres se font en pleine montagne, parfois bordant des vallées, le paysage est magnifique.  Le soleil descend à l’horizon quand nous entrons dans Copan. 

Le pavage est de pierres rondes et les rues étroites sont très pentues.  Les voitures tentent de se frayer un passage mais il est évident que le mode piéton est le plus pratique.   Des triporteurs offrent leur service de taxi.  Autour de la place centrale, l’animation est bien présente.  Lieu des rendez-vous au quotidien, le temps ici n’a plus la même importance.   Plusieurs touristes déambulent dans les rues passant par les boutiques ou les marchés, et repèrent un restaurant pour leur prochain gueuleton.  

                            

Nous sommes attendus à l’hôtel Dos Unos.  L’accueil est chaleureux et les lieux sont franchement sympathiques.   Très coquette la salle à manger est à aire ouverte sur les jardins intérieurs, nous avons une chambre confortable et le souper est excellent.  Après cette longue journée de voyagement, c’est très apprécié. 

                                  

Ce matin nous allons visiter les ruines Mayas, parc archéologique réputé. Tout est bien organisé;  pour ceux qui veulent marcher de leur hôtel, un sentier suit la route, un stationnement est aménagé.  Des guides offrent leur service, boutique et cafétéria sont également sur place. 

Bien chaussés heureusement, nous partons à la découverte des lieux avec notre plan.  Ces grands espaces où temples, statues et hôtels racontent la vie des mayas de cette époque.  Les animaux faisaient partie de leur culte ainsi que les astres; ces vieilles pierres en sont le reflet.  Par leurs sculptures, ils tentaient de laisser des traces de leur culture, des grands chefs dirigeants, de leurs croyances et de leur passage dans le temps.  Les archéologues aujourd’hui tentent également de protéger le plus long hiéroglyphe découvert sur une quinzaine de ces larges marches, apport historique des 400 ans de la dynastie Copan.

                                

                        

                                     

En p.m. nous décidons de visiter le musée où on retrouve des éléments récupérés sur le site que les archéologues veulent préserver car mille ans d’érosion effacent de précieux renseignements déjà.  Dans ce musée, la pièce maîtresse est la Rosalila, intacte, découverte en 1991 sous l’immense structure de l’Acropolis.  On peut également observer des stèles dont les quatre faces sont sculptées. 

                         

                                           

Le lendemain c’est la visite du parc des oiseaux qui en réalité sont de magnifiques perroquets récupérés par un biologiste.  Il a imaginé en pleine montagne un refuge pour ces animaux.  Le long de sentiers sous le couvert d’arbres dominants de grands enclos ces oiseaux sont regroupés selon leur espèce.  La visite est très agréable et quelques heures par jour, plusieurs perroquets sont laissés en liberté pour le plus grand plaisir des visiteurs.  Nous avons tout notre temps pour les observer de très près, voir le détail de leur plumage car il faut le dire ces oiseaux sont fascinants avec leurs couleurs miroitantes;  ils ont été vraiment choyés par la nature.

                                   

                                      

                                                               

La troisième journée nous nous sommes rendus à Aquas Caliente.  À quelques vingt-deux milles de Copan,  ces milles sont devenus une véritable expédition.  En pleine montagne sur une route de terre battue aux multiples ornières, quelques passages à gué, des descentes abruptes aux tournants laissant place souvent qu’à une seule voiture, cela demande une attention particulière et nos surveillons le ciel, aux moindres signes de pluie nous ferons demi-tour.  Bien sûr nous sommes à l’intérieur du pays, la vraie vie des paysans, nous l’avons sous les yeux.  Les maisons éparpillées sont en général le reflet d’une grande pauvreté.  Un camion fait monter des femmes et des enfants dans leur boîte arrière pour un bout de chemin, c’est leur moyen de transport.  

Enfin nous voilà arrivés à Aquas Caliente, ces sources d’eau chaudes.  L’accueil est surprenant, grand stationnement mais peu de voitures.   Un guide nous entraîne vers un passage dans les rochers puis sur un pont suspendu et nous explique les différents bassins situés harmonieusement le long de sentiers aménagés dans une forêt aux arbres gigantesques.   Puis il nous laissera ensuite prendre tout notre temps et nous détendre.  

Nous passons du bassin de massage des pieds à celui qui fait office de jacuzzi, puis au bain de boue à celui d’eau minérale en passant par des douches naturelles d’eau froide ou chaude, le bain turc etc…  Il faut imaginer que nous sommes en pleine forêt avec des sentiers bordés de roches, des sculptures mayas sont intégrées au décor et tous les bassin d’à peine quelques mètres carrés sont situés à différents niveaux, ce qui ne permet de voir les autres.  L’atmosphère est mystérieuse et propice à la détente. 

                                                            

                                             

                                    

Nous profitons de notre dernière soirée pour nous rendre à la Hacienda San Lucas;  nous y prendrons notre souper à la chandelle.  Le menu est celui du jour qui mijote sur des feux de bois depuis quelques heures déjà.  La propriétaire de l’acienda y a fait construire quelques bungalows tout en bois à l’abri des arbres pour les touristes.       

De cet endroit magnifique nous avons une vue sur la vallée de Copan et cet immense propriété date de plusieurs centenaires, la propriétaire en a gardé tout le cachet.  Ainsi il n’y a pas d’électricité dans ce domaine; le soir tombant, les quelques employés allument partout des chandelles ainsi que des lampes à l’huile dans les jardins, l’effet est très particulier.  Un coin de méditation a été créé;  il y a de ces lieux qui nous incitent au silence tant la beauté autour est présente.

                                            

 

                        

 

                              

Le retour à La Ceiba se fait bien et déjà nous repartons deux jours après vers Boquete Panama cette fois en avion. 

Boquete

Dimanche matin, réveil à 3 : 45h un taxi vient nous chercher à 4 :30h. à la marina pour nous reconduire à l’aéroport de La Ceiba.  Nous avons un vol sur Panama City en passant par San Pedro Sula et El Salvador.  Il pleut depuis hier soir, le temps est maussade et vraiment sortir du bateau ce matin si tôt et dans ces conditions, c’est pénible mais qu’à cela ne tienne, on y va.  Notre chauffeur est là, nous arrivons à l’aéroport.  Les passagers de notre vol arrivent peu à peu et nous passons aux douanes et à l’immigration.  Six heures,  il n’y a pas d’embarquement.  On nous annonce que l’aéroport est fermé à cause du mauvais temps.  Ha! Ces fronts froids!  Le vol est annulé. 

Six heures nous retournons au guichet de la compagnie Taca.  Trois personnes sont en place pour répondre aux gens mais ce n’est qu’à sept heures trente que nous aurons de nouveaux billets pour un départ à quatorze heures.   Contre mauvaise fortune, bon cœur donc je décide de faire mon journal de bord et je m’installe tant bien que mal sur les sièges dans un coin tranquille;  à peine une heure plus tard, Robert entend qu’un vol part sur le champ pour San Pedro Sula et nous repassons rapidement les douanes.  Douze heures de retard maintenant pour Panama City, l’arrivée prévue à midi sera à minuit.  Bon on n’y peut rien.  Le vol est court, environ 30 minutes et nous arrivons à San Pedro Sula.  Nous avons un autre vol en fin d’après-midi pour nous rendre à El Savador.  Tout se passe bien.  À El Salvador, cela se complique, le vol prévu à 7 :30h est reporté de 45 minutes puis d’un autre 45 minutes pour finalement être annulé, cette fois ennui mécanique. 

La compagnie, Taca, prend rapidement les choses en main.  Plus de 150 personnes attendent; il est 21 :00h.  On nous annonce que nous sommes tous attendus au même hôtel, le Radisson, un souper buffet sera servi.  Des autobus viennent nous chercher et là c’est le luxe, chambre très confortable, buffet chaud et froid délicieux, petit déjeuner délicieux.  Dommage qu’il ne nous reste que quelques heures pour profiter de cet endroit luxueux.  Tout le reste du voyage s’est bien déroulé et je dois dire qu’au retour les trois vols se sont déroulés si rapidement que j’ai peine à y croire : départ de Panama City à 17 heures et arrivée à La Ceiba à 21 :30h. ( décalage horaire d’une heure )  à San Pedro Sula nous sommes débarqués de l’avion sur la piste et nous sommes rembarqués dans l’avion à côté sans entrer dans l’aéroport, assez incroyable. 

Ce petit voyage éclair à Boquete suit le cours d’un autre projet. 

Au retour du Panama en quelques jours nous préparons le bateau pour un nouveau départ.  Jeudi matin, juste avant le départ de la marina, mon capitaine fait toujours une dernière vérification du moteur de routine et voilà qu’un problème se présente, la pompe à eau du moteur coule.  Un peu embêtant, non!  Mais par un pur hasard,  notre seul voisin de quai est mécanicien de métier.  Avec mon capitaine, il défait cette pompe et le constat est que nous devons nous en procurer une neuve.  Robert se met tout de suite à la recherche d’une pompe neuve;  au chantier tout à côté, ils peuvent en commander une, délai d’au moins trois semaines.  Catastrophe!  Une autre  possibilité se présente.  Par Internet, du bateau même mon capitaine reprend ses recherches et en trouve une à Miami chez Complete Yacht Service.   

www.completeyachtservice.com

email : comyacht@belisouth.nethorse

Téléphone : (954) 462-6977

La pompe est mise de côté pour nous.  Maintenant comment la faire venir sur l’Aquarel.  Après réflexion, nous tentons de voir du côté des vols vers Miami.  Bingo!  Nous trouvons un vol à 256$ tout compris, aller retour, départ lundi, retour mercredi.  Belle opportunité pour nous.  Robert réserve ce vol aussitôt.  Jeudi notre charmant voisin repose la pompe et on recommence la routine de départ, lessive, dernier plein de frais, nettoyage du pont et nous attendons la bonne météo qui se présente le lundi suivant.  Ouf! Voilà un problème résolu rondement. 

Ces dernières semaines ont été plutôt occupées, nous reprenons nos navigations d’abord vers Utila située à peine à une vingtaine de milles de La Ceiba.  Nous quittons cette jolie marina pour de nouveaux paysages d’eau. 

                        

Petite navigation tranquille et l’Aquarel pointe sa proue à East Harbour située à l’Est de l’île.  Plusieurs voiliers sont déjà au mouillage.  Il faut s’ancrer avec grand soin car il est reconnu que le fond ne tient pas bien et qu’en cas de grands vents les dérapages sont fréquents. 

Le lendemain nous explorons le petit village à pied.  La population est très jeune et très internationale;  on nous dit qu’il y a même plusieurs québécois et comme par hasard nous avons rencontré Constance dans une boutique de plongée.  Un ferry dessert l’île deux fois par jour.  C’est relaxe et très informel.  Il est techniquement impossible de se perdre à Utila.  La rue principale est bordée de boutiques, de restaurants, des centres de plongée, de petits hôtels;  c’est une rue piétonnière mais qui a tendance à se faire envahir par les bicyclettes, motos et voiturettes de golf. 

                            

Un de nos arrêts est au Jade Seahorse qui est en même temps restaurant, bar, musée et hôtel offrant de six à huit chambre dans un décor d’Alibaba.  Profitant de buttes naturelles, quelqu’un de très imaginatif a créé cet atmosphère fantaisiste;  joliment agencés, tous ces trésors se découvrent au fil d’une visite qui nous entraîne sur un joli pont, dans des escaliers, sur des mini terrasses qui mènent aux chambres dont les noms sont évocateurs :  Dalaïlhama, le Taj-Mahal, Shagrila …  Tout a servi de prétexte pour fixer des joyaux de couleurs.   C’est sûrement quelqu’un de très patient, les photos en diront plus que mes mots.  C’est l’attraction principale de l’île.  

                                   

                                   

                                   

                                   

                                                                      

Maintenant préparez-vous à entendre parler de plage et d’eau turquoise car nous allons bientôt partir pour le Bélize et nous naviguerons dans les « cays » derrière la barrière de corail pour quelques semaines.